Projet personnel d'Autoportraits

réalisé pendant une résidence d'artiste à la Squatfabrik,

Kulturfabrik Esch/Alzette du 06.07.20 - 18.07.20

Cette série d'autoportraits est une réponse à tout un questionnement sur le métier de maquilleuse et costumière pendant une crise sanitaire.

 

Pour qui coudre un costume si les salles de spectacles restent vides pendant le confinement?

Qui maquiller, si ce n’est soi même?

Comment maquiller quelqu’un qui doit porter un masque?

A quoi sert le rouge à lèvres s’il faut porter un masque?

Qu’est-ce que devient le métier de l’habillage au théâtre?

 

Les métiers artistiques se réinventent. Musiciens et performeurs font recours au monde virtuel et décident eux-mêmes quoi vêtir et comment se maquiller.

 

En tant que maquilleuse et costumière, j’ai décidé de présenter ces petits objets textiles sous forme d’autoportraits, intégrant maquillage et costume et créant ainsi un ensemble cohérent.

Le costume fabriqué à partir de formes en métal et en tissu, raide et souple à la fois, représente pour moi le confinement.

 

Le costume conditionne le mouvement. Il restreint le corps, sa liberté de bouger, mais en même temps il ne l’enferme pas complètement, il garde une certaine flexibilité qui permet de bouger différemment.

 

Le tissu appliqué sur les lèvres dissimule et en même temps accentue la bouche. L’expression de la bouche se complique comme lors du port d’un masque médical.

 

Le costume et le maquillage se réinventent ici hors contexte théâtrale.

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